Renault n’en a pas fini avec la communication

Hier, 12 octobre, Les Echos nous apprenaient que Renault retouchait (sic) son organisation pour clore la fausse affaire d’espionnage « en [remontant ] directement dans l’orbite de Carlos Ghosn des fonctions qui étaient auparavant soit diluées dans l’organigramme, soit rattachées à l’ex-directeur général« .

De cette affaire j’avais retenu trois choses: l’isolement dans une tour d’ivoire du patron, le manque de contrôle, et un style de communication plein de morgue qui conduit à une catastrophe. Ces trois aspects me semblent indissociables. La communication ce sont des échanges au sein de l’entreprise, c’est donc une écoute de l’autre. Ceci ne veut pas dire que l’on croit tout que l’on accepte tout , mais plutôt que l’on partage pour avancer ensemble. L’écoute aurait au minimum évité l’impair majeur du licenciement de trois collaborateurs, donc la perte de confiance des employés envers la direction. La communication demande du temps, conduit à la sérénité. La  communication est un révélateur du management et donc de la vie d’une entreprise. Visiblement tout n’était pas sain chez Renault.

Mais en lisant l’article des Echos, je ne suis guère rassuré quant à l’avenir. J’ai l’impression d’une restructuration plutôt technocratique avec la création de « boîtes » telle que la direction de l’éthique, mises en place pour afficher la prise en compte de ce type de problème, des boîtes qui peuvent apparaître comme le résultat d’effets de mode – Çà fait bien! – des boîtes qui peuvent apparaître pour l’instant comme des cache misère. Peuvent-elles par leur simple existence redonner confiance aux employés?

Je ne suis guère rassuré par la façon dont la communication est abordée dans l’article. Sa dernière phrase « La direction de la communication et celle des relations publiques vont également connaître de profonds changements« . Pour quoi faire?

Au bout du compte, existe-t-il vraiment une remise en cause du passé? La stratégie est-elle aussi claire qu’affichée dans le titre? A trop insister sur les structures, on a l’impression qu’elles sont plus importantes que les objectifs poursuivis. Les moyens et la fin… Si le journaliste a traduit cette idée, c’est que ceux qui lui ont exprimé la « retouche » ont beaucoup insisté dessus.

Oui je pense que Renault n’est pas guéri de ses problèmes de communication.

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