Archives de Catégorie: Uncategorized

Encore une histoire de mots

Je ne résiste pas au partage du billet de Philippe Bilger sur son blog « Justice au singulier ». Il n’est pas « remarquable » ;-), mais utile. Bonne lecture.

http://www.philippebilger.com/blog/2016/01/des-mots-pour-ne-pas-le-dire.html

 

Publicités
Image

Bonne Année 2016

Voeux 2016

Jazz, mécénat, courage intellectuel, et ego

 Lecture matinale du journal  » La Croix » en cette veille de Noël.

Pendant un an, le journal suit la vie du village de Marciac, dont le nom est devenu célèbre dans le monde du jazz. Aujourd’hui, Jean-Claude Raspiengeas décrit l’épanouissement économique de la bastide gersoise grâce à un projet culturel original.

Il ne s’agit pas ici de paraphraser cet excellent article, mais d’attirer l’attention sur un encadré bien en vue, tout en bas de la page,juste au milieu. Impossible de ne pas le voir. Il a pour titre: « La Charge de la Dépêche du Midi ».

La Croix

Ce petit texte explique que le festival a été l’objet d’attaques virulentes dans le journal méridional après la visite de Manuel Valls. Il semblerait que lors du concert auquel participait le Premier ministre, un proche du dirigeant politique local, lequel est par ailleurs propriétaire d’un empire de presse, n’ait pas été placé selon les souhaits du magnat.

Comment analyser ce petit fait, qui n’est grave pour personne si ce n’est pour le festival qui a perdu une source de financement mais aussi de publicité ?

Visiblement à l’origine, il y a une question de préséance. Comment cela se règle-t-il en général ? Par des échanges oraux animés, par des correspondances virulentes. Un mécène n’a-t-il pas droit à des égards? Indiscutablement oui. Mais jusqu’où? Il conviendrait certainement de connaître le texte d’accord entre les parties pour pouvoir juger. Il serait alors intéressant de lire dans quelles conditions le mécène doit être reçu au titre de son aide, et dans quelles conditions sa famille peut « profiter » des conséquences de cet accord.

logo_jazz_in_marciac

« Profiter », un mot important vient d’être prononcé.

Est-ce le mécène qui aide personnellement, est-ce son entreprise ? De la réponse à cette question dépend le positionnement à l’égard de l’individu et de ses proches. Dans le cas qui nous intéresse, y-a-t-il eu abus de la part du mécène ? Nous ne pouvons juger.

En revanche, la manière de procéder permet de le faire. Article sous pseudonyme, refus de droit de réponse au mépris du droit, sinon en croit » La Croix », rupture de relations avec les organisateurs du festival, souligne l’ego démesuré du mécène. Peut-on du jour au lendemain changer de politique mécénat pour un simple sujet de préséance au profit d’un proche? Ne doit-il pas y avoir une cohérence entre la stratégie de l’entreprise et mécénat? Une stratégie peut-elle varier à 180 ° du jour au lendemain pour une querelle de préséance? Quels sont les risques pour le festival et pour le village ? L’ego peut-il menacer une économie locale ? Où est le sens de l’intérêt général?

Quand le mécène est par ailleurs un homme politique influent localement et qu’il peut peser sur des décisions nationales, il y a lieu de s’interroger sur le fonctionnement de notre société et de nos institutions politiques, du népotisme de certains élus. De telles attitudes sont la litière de tout découragement politique, de tout désespoir social.

Mais il est aussi possible d’analyser l’incident sous l’angle de l’individu et de sa famille. En admettant que le mécène quel qu’il soit puisse considérer que l’objet de son mécénat puisse être comme son enfant, il doit admettre que sa descendance puisse acquérir autonomie puis indépendance. Alors dans le cas qui nous intéresse, nous pouvons dire: « pauvres enfants, pauvre père ».

En ce jour de veille de Noël, cette mésaventure du festival de Marciac, fait écho à l’esprit du don et au respect de l’autre, d’autant plus que l’on est puissant.

Comment faire après ces heures tragiques? Réflexion modeste mais d’espoir sombre qui vaut ce qu’elle vaut.

Chacun à sa place peut se sentir impuissant face à la barbarie qui s’est déchaînée vendredi soir. Chacun à sa place peut se sentir concerné. Que faire, moi qui n’ai aucun pouvoir, moi qui n’ai aucun moyen pour agir, moi qui doute quand même du résultat de la mobilisation qui a de fortes chances de ne pas avoir de lendemain.

Alors j’écoute la radio pour me faire croire que je m’associe concrètement à la douleur de gens que je connais peut-être, que je connaitrais peut-être demain parce qu’ils annuleront un rendez-vous prévu de longue date. Alors j’écoute la radio: « il faut faire plus!  » « ils n’ont pas été prévoyants » « il faut frapper fort! »

Alors j’écoute la radio et les incantations m’exaspèrent, augmentent mon sentiment d’impuissance, de révolte. Je coupe la radio, le net, facebook, twitter. je jette tout. Marre! J’en ai marre!

Marre! Pourquoi en est-on là? Parce que des hommes et des femmes (ne les oublions pas il doit y en avoir aussi) veulent imposer leur façon de voir. Cette façon de voir correspond-elle à quelque chose? Les Musulmans, les érudits disent que cette façon d’agir suicidaire, cette façon de décapiter les otages ne correspond pas au message de l’Islam. Alors qu’est-ce qui les pousse, ces sauvages-là, à venir se faire exploser inefficacement sur l’esplanade du Stade de France? A massacrer des gens froidement arme à la hanche? Quelqu’un leur a promis quelque chose qui dépasse notre entendement. Qui est, qui sont, ce quelqu’un?

Le drapeau tricolore et le dôme des Invalides symbole de résilience

Le drapeau tricolore et le dôme des Invalides symbole de résilience de force et de prestige

Xavier Raufer expliquait ce matin sur France Info qu’on ne savait pas qualifier Daesh. On connaît les cinquante personnes qui agissent, on connaît les conséquences de leurs agissement, mais on ne comprend pas leur motivation.

Alors certes on peut vouloir les capturer; les éliminer comme le souhaite le Premier ministre. Mais tant que nous ne connaîtrons pas leur motivation réelle nous ne pourrons pas les combattre efficacement. Ces cinquante là, qui semblent être issus de l’ancienne armée de Saddam Hussein, que veulent-ils? Comment arrivent-ils à embrigader, endoctriner leurs troupes, leurs assassins. Qu’en tirent-ils eux-mêmes?

Je pense que les armes aussi nécessaires soient-elles ne suffiront pas. Il faut mieux connaître ces cinquante là, faire connaître à leurs affidés leur objectif caché et les décrédibiliser. Quand ils seront tombés de leur Olympe, alors les écraser sera certainement plus facile. Quand ils seront décrédibilisés, il leur sera plus difficile d’envoyer en France, mais aussi en Europe des commandos barbares parce qu’ils ne trouveront plus personne pour en faire partie. Quand ils seront décrédibilisés, ils seront donc limités à une action en Syrie et en Irak. Quand ils seront décrédibilisés, ils pourront être étouffés dans leur repaire.

Donc il faut du renseignement, donc du temps et de l’argent mais peut-être et surtout de la volonté politique, de la volonté de la part des citoyens dans la durée.

Bon courage à nos dirigeants, pour qu’ils aient une vision claire de la situation, bon courage aux élus pour les aider à choisir et surtout pour les soutenir peut-être malgré nous, bon courage et bonne chance à nos agents de renseignement, bon courage à nos policiers et nos soldats. Ils donneront certainement leur sang dans la douleur.

Bon courage à vous, à nous.

Nous avons à réaliser des sacrifices, à accepter la douleur qui vient, dans la durée.

En ce début d’année…

Voeux 2015

Et si La France pensait à montrer son savoir-faire: Expo France 2025 ?

Les temps sont difficiles, mais il n’est pas pour autant nécessaire de nous lamenter en permanence. Montrons que nos entreprises ont du potentiel, montrons que nous savons organiser de grands événements.

C’est l’objet du projet d’Exposition universelle en France en 2025.expo 2025

Soutenons le projet,

Soutenons l’équipe.

http://www.expofrance2025.com/index.html

Présenter ses voeux sans oublier de souhaiter un très Joyeux Noël

Voeux 2014

Merci à Claire pour sa photo.