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Flaysakier: l’actualité comico-sérieuse, ou l’art de suivre l’actualité sérieusement en s’amusant

j.daniel Flaysakier

J’avoue: j’adore.

Pas seulement son « nœud pap » qu’il réussit à glisser sous sa barbe, mais la verve aussi.

Je ne suis pas toujours d’accord avec Jean-Daniel Flaysakier, mais j’adore sa tournure d’esprit.

Il ressemble au médecin de mon enfance qui ne s’en laissait pas compter, qui posait des questions, expliquait ses conclusions après une auscultation complète,  une écoute de qualité, sans se laisser prendre par les apparences du mal ou du discours de son patient: le savoir, l’esprit  critique, le partage et l’humour.

Un petit exemple avec six tweets autour de ce qui fait l’actualité, voire l’emballement du week-end alors qu’il n’y a pas mort d’homme, a priori -mais je me trompe peut-être- une simple fraude. L’emballement du cheval of corse

Les tweets que vous pourrez lire en dessous en illustration montrent bien à la fois le souci d’informer et celui de décrisper. Informer en donnant du plaisir, en étant très précis. Ses analyses critiques des annonces récentes sur la dangerosité des boissons light en sont un indice.

Message avec les tweets 1 et 2: pas d’inquiétude, le cheval se mange.

tweet 4 petit coup de griffe en passant, çà ne fait pas de mal

tweet 5: une belle information: en fait incidemment on apprend que la traçabilité sanitaire ne garantit pas la qualité et ne prévient pas contre la tromperie. Bravo Findus pour l’effort fourni. Carrefour et Picard qui viennent de retirer leur lasagnes ne font pas le même effort?

et en final un beau détournement de proverbe, habituel chez Flaysakier.

Je trouve cela plus attrayant que la sinistrose du 20h sur France 2. Çà c’est de l’accroche! On peut être sérieux en s’amusant et s’amuser en étant sérieux.

Du grand art: j’adore

Un médecin journaliste, c’est aussi précieux qu’un médecin écrivain satirique. En Touraine, nous avons de la chance nous avons Rabelais et Flaysakier.

1 j.daniel Flaysakier@jdflaysakier  Findus: consommateurs rassurez-vous il y a zéro risque. Pour éliminer la viande de cheval il suffit d’aller à la selle.

2 j.daniel Flaysakier@jdflaysakier  Idée. Repas : des lasagnes Findus et une salade avec un crottin chaud

3 j.daniel Flaysakier@jdflaysakier  Le titre auquel vous échapperez peut-être: Des éperons et une cravache retrouvés dans un plat de moussaka

4 j.daniel Flaysakier@jdflaysakier Retombées imprévues de l’affaire de la viande de cheval : Benoit Hamon passe à la télé

5 j.daniel Flaysakier@jdflaysakier Findus est une des rares sociétés à ajouter des tests ADN aux tests bactériologiques usuels. La fraude a été découverte ainsi

6 j.daniel Flaysakier@jdflaysakier Proverbe roumain : qui vend du cheval vend du bœuf

Twists et tweet

Amusants les psychodrames tweetés de la semaine. On croit rester dans la sphère privée et voilà nos propos sur la place publique. A moins que..

Attachant la volonté de l’armée de Terre de créer un Prix Pierre-Schoendoerffer pour récompenser une production audiovisuelle. On peut cependant se poser la question si un tel prix doit rester au seul niveau de l’armée de Terre. Ne devrait-il pas être du niveau ministériel? Les marins ne sont -ils pas concernés par le « crabe tambour »? Au-delà de l’interrogation, il est bon, à mon sens de poursuivre l’œuvre de témoignage et de fidélité de cet homme. Vive la mémoire! Vive la reconnaissance!

Et puis en relisant mes carnets du mois, je m’aperçois aussi que j’ai oublié de parler du séminaire communication au profit des officiers stagiaires de l’École de Guerre qui s’est déroulé en mai en collaboration avec Pierre Servent. Quelques réflexions ont été données en conclusion :

– le schéma émission réception est intéressant, mais trop simple. Il y a toujours des interférences. En communication, en stratégie de communication, ce sont ces interférences qu’il convient d’anticiper.

– la communication d’une institution nécessite de la cohérence, mais cette cohérence ne peut pas gommer les différences sous peine de perdre une certaine forme de crédibilité, de donner dans le style langue de bois.

– la communication c’est un paradoxe entre la construction longue et patiente d’un discours et d’une image  (continuité des efforts et de la stratégie suivie) et les obligations de l’instantanéité, qui dégagé de l’idée de continuité peut ruiner des années de travail.

– communiquer pour qui et pour quoi faire? Avec quels outils et quels porte-parole?

En relisant cela, en le reliant à mon dernier post et au premier paragraphe de celui-ci, je souris. Communiquer sans connaître l’environnement dans lequel on évolue relève franchement de l’équilibrisme. Ils n’ont pas été brillants les grands stratèges d’agence de l’Elysée et de Brienne la semaine dernière! Je persiste. S’il l’avaient été, Jean Guisnel et JDo Merchet n’auraient peut-être pas commis quelques approximations, ainsi que l’a fait remarquer le camarade François Chauvancy le 10 juin dernier.

La belle cérémonie et les paroles fortes du président devant les cercueils gommeront-elles les premières maladresses? Il semblerait que l’hôtel de Brienne soit conscient du problème… La période est à l’observation et non plus à la confiance. La communication, ce ne sont pas des petites phrases lâchées au hasard ou non, ce n’est pas la petite politique des bons mots et des slogans. La communication c’est un outil de management, c’est une obligation d’écoute et de modestie. Dur d’apprendre l’humilité quand on arrive au pouvoir ou dans les cercles du pouvoir.

TRI Ad COMMUNICATIONS ?

A découvrir sans modération… www.triad-communications.com